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Renault-Alpine Viry-Châtillon cédé en catimini : Grand-Orly Seine Bièvre exige des comptes et des garanties pour les salariés au-delà de 24 mois

il y a 19 heures
2 min de lecture

Le groupe Renault a annoncé à son CSE, ce 22 octobre, la cession du site Renault-Alpine de Viry-Châtillon au groupe belge Dumarey, sans en avoir jamais informé le comité de suivi présidé par la préfecture de l'Essonne. Méhadée Bernard, présidente du Grand-Orly Seine Bièvre, dénonce une méthode inacceptable et demande des garanties au-delà des 24 mois annoncés pour les salariés.



Décidément, le groupe Renault ne tient pas ses engagements. Après l'arrêt des activités de recherche et des ateliers de Formule 1, l'avenir du site Renault-Alpine de Viry-Châtillon était déjà menacé. Un comité de suivi avait été créé, sous l'égide de la préfecture de l'Essonne, pour informer les élus et les acteurs locaux de chaque évolution. Il n'a jamais été saisi.


C'est devant son seul Comité social et économique que Renault a annoncé, ce 22 octobre, son intention de céder le site au groupe belge Dumarey, spécialiste de l'équipement automobile. Les collectivités ont été mises devant le fait accompli. Ce contournement d'une instance créée précisément pour garantir la transparence est un manque de respect envers le territoire, les élus et les salariés.


Sur le fond, cette reprise peut être une opportunité. Elle permettrait de maintenir une activité industrielle sur le site, de préserver son ADN dans le sport automobile et de sauvegarder des savoir-faire uniques. Mais l'engagement de reprise du personnel ne porte que sur 24 mois. Et après ?


L'EPT Grand-Orly Seine Bièvre demande la réunion sans délai du comité de suivi. Il demande aussi une présentation complète du projet industriel de Dumarey et des garanties sur l'avenir du site à long terme.

« Nous savions qu'une épée de Damoclès planait au-dessus de ce site. Mais nous n'acceptons pas d'apprendre sa vente sans que le comité de suivi ait été réuni. Renault doit respecter ses engagements envers le territoire. Nous voulons connaître le projet social et économique de Dumarey et sa stratégie, alors que ce groupe a par ailleurs annoncé la fermeture de deux sites en France. » - Méhadée Bernard, présidente du Grand-Orly Seine Bièvre.

=> Télécharger le communiqué de presse du Grand-Orly Seine Bièvre :


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