De Nanterre au Festival d’Avignon, la colère du spectacle vivant face aux coupes budgétaires
La colère du secteur du spectacle vivant monte face aux annonces des coupes budgétaires de l’État qui menace 28 structures à travers le pays.

Le théâtre Nanterre-Amandiers vient d’apprendre que le ministère de la Culture ampute son budget de 799 755 €, quelques mois après sa réouverture et alors que toute la saison 2026/2027 est déjà programmée. Dans un communiqué publié le 9 juillet, le maire de Nanterre Raphaël Adam (Divers gauche) dénonce une ”attaque sans précédent” contre ce qu’il présente comme “le plus grand théâtre de banlieue d’Europe”, et rappelle “qu’après une première coupe de 3,5 % au mois de mai, le surgel annoncé est de 13 %”.
Pour Christophe Rauck, le directeur du théâtre, ces coupes l’obligeraient à mettre en “chômage partiel une grande partie de l’équipe salariée sans délai, voire à fermer purement et simplement ses portes la prochaine saison”. Il qualifie la mesure de véritable ”saignée”.
Et le théâtre Nanterre-Amandiers est loin d’être un cas isolé : d’après le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) repris dans un article du Monde, 28 structures culturelles seraient concernées par ces restrictions, parmi lesquelles 12 centres dramatiques nationaux, 3 scènes nationales, 2 théâtres parisiens, 7 opéras et 4 orchestres nationaux. Le coprésident du Syndeac, Joris Mathieu, demande ”un moratoire immédiat sur les coupes budgétaires”. ”Nous devons tous ensemble repenser la politique que l’État veut porter pour ses établissements culturels” ajoute-t-il au journal Le Monde.
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