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Le théâtre des Amandiers de Nanterre pourrait perdre une subvention de 800 000 euros

10 juil.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 juil.

L'établissement fait partie des structures du spectacle vivant visées par une possible annulation de crédits par le ministère de la Culture, a alerté jeudi le maire de Nanterre.


Scène de la pièce "Barocco", écrite et dirigée par Kirill Serebrennikov, au théâtre des Amandiers de Nanterre (5 février 2026). (Photo : VAHID AMANPOUR / HANS LUCAS / AFP)
Scène de la pièce "Barocco", écrite et dirigée par Kirill Serebrennikov, au théâtre des Amandiers de Nanterre (5 février 2026). (Photo : VAHID AMANPOUR / HANS LUCAS / AFP)

À peine quelques mois après la fin d'un vaste chantier de rénovation, le théâtre des Amandiers, à Nanterre (Hauts-de-Seine), fait face à une menace existentielle. L'institution pourrait voir son budget privé de près de 800 000 euros en 2026 après une possible annulation de crédits par le ministère de la Culture, s'est alarmé jeudi 9 juillet le maire de la ville, Raphaël Adam.


L'établissement fait partie des 28 structures du spectacle vivant concernées par cette possible annulation de crédits budgétaires par l'Etat pour le second semestre 2026, selon plusieurs organisations professionnelles du secteur. Si cette mesure devait être confirmée, le budget du théâtre des Amandiers serait drastiquement amputé, prévient dans un communiqué le maire DVG de Nanterre, Raphaël Adam.


"Après une première coupe de 3,5% au mois de mai, le surgel annoncé est de 13%, soit une baisse totale du soutien de l'Etat de 799 775 euros en 2026" sur une subvention initiale de près de 5 millions d'euros, détaille l'édile. "Cette attaque sans précédent, par son ampleur et sa brutalité, à l'encontre du plus grand théâtre de banlieue d'Europe nous inquiète profondément."


Un risque de "déposer le bilan", alerte le patron du théâtre

Pour le directeur du théâtre des Amandiers, Christophe Rauck, si cette annulation de crédits devenait effective, le théâtre pourrait être contraint de "déposer le bilan". "Nous serons obligés de recourir au chômage partiel, de payer des agios aux banques, de fermer le lieu à plus ou moins long terme. Cela va coûter bien plus à l'Etat que les coupes qu'ils veulent réaliser", assure-t-il.


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